Marion Leturcq Ostéopathe

Santé
Mal de dos sans
raison apparente: quoi faire?
Vous vous réveillez avec une douleur dans le dos. Vous avez pourtant passé une journée normale: pas de chute, pas d’effort inhabituel … Alors pourquoi avez-vous mal ?
C’est une situation très fréquente. Une douleur ne survient pas forcément à la suite d’un événement précis. Elle peut apparaître progressivement, lorsque plusieurs facteurs se combinent : habitudes de vie, sollicitations répétées, ancien traumatisme, fatigue ou encore contexte émotionnel.
Le faux mouvement existe-il?
On imagine souvent qu’il faut avoir fait un mauvais geste pour se faire mal au dos. Pourtant, certaines douleurs apparaissent sans événement identifiable.
Pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines, certaines zones peuvent être davantage sollicitées, tandis que d’autres bougent moins. Le corps s’adapte à ces contraintes.
Au début, cela peut passer complètement inaperçu. Puis un jour, un mouvement tout à fait banal suffit à faire apparaître une douleur.
Ce n’est pas forcément ce mouvement qui a créé le problème. Il peut simplement avoir été le geste de trop sur un corps déjà sollicité.
la mémoire du corps
Une ancienne blessure, une opération, ou une période douloureuse peuvent continuer à influencer inconsciemment notre façon de bouger, même lorsque la douleur initiale a disparu. Cela ne signifie pas qu’une ancienne blessure est forcément responsable de votre douleur actuelle. En revanche, il est fréquent que des adaptations et stratégies s’installent dans le temps : on protège davantage une zone, on évite certains mouvements, on sollicite davantage une autre partie du corps…
C’est pourquoi, lors d’une consultation, les antécédents peuvent être intéressants à prendre en compte, même lorsqu’ils semblent sans rapport avec la douleur actuelle.
l’impact de la sédentarité
Le mouvement est essentiel au bon fonctionnement du corps. Il entretient la mobilité articulaire et la souplesse des tissus. À l’inverse, une sédentarité prolongée peut diminuer la capacité du corps à s’adapter aux contraintes.
Le problème se pose aussi lorsque l’inactivité alterne avec des efforts importants : reprendre le sport après une longue pause, déménager, ou porter une charge inhabituelle. Le corps n’était pas préparé à cette quantité ou à cette intensité de sollicitation. C’est pourquoi la régularité et la progressivité sont importantes plutôt que les augmentations brutales d’efforts.
quel rôle ont les émotions dans l’apparition des douleurs?
Le corps et les émotions sont étroitement liés. Une période de frustration, de colère, de surmenage peut modifier notre façon de respirer, de nous tenir, de bouger ou de contracter certains muscles.
Ces modifications sont parfois discrètes et peuvent s’installer progressivement sans que l’on en ait réellement conscience. À la longue, elles peuvent participer à l’apparition ou à l’entretien de certaines douleurs, notamment au niveau du dos, des cervicales, des mâchoires ou des épaules.
quels signes peuvent vous amener à consulter ?
Comment se déroule la séance d’ostéopathie?
Vous pouvez venir en consultation pour prendre le temps de faire le point sur vos symptômes, votre mobilité et votre contexte général. L’objectif est avant tout de comprendre ce que votre corps vous signale.
Si votre douleur est nouvelle, inhabituelle, importante ou associée à d’autres symptômes, un avis médical peut toutefois être nécessaire avant toute prise en charge ostéopathique.
La consultation commence par un échange permettant de comprendre la douleur, les circonstances dans lesquelles elle apparaît, et vos antécédents médicaux, traumatiques. L’examen permet ensuite d’observer les mouvements et les zones du corps impliquées dans votre inconfort.
L’objectif est d’identifier les structures qui limitent le mouvement et entretiennent la douleur et de les travailler manuellement, afin de favoriser un fonctionnement plus libre et équilibré du corps.
Les techniques utilisées sont adaptées à chaque personne et à chaque situation en fonction de l’origine des blocages: musculaires, articulaires, viscérales ou crâniennes.
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