Marion Leturcq Ostéopathe
L’endométriose est une maladie gynécologique chronique qui peut s’accompagner de douleurs très différentes d’une femme à l’autre : douleurs pendant les règles, douleurs pelviennes, lombaires ou abdominales, douleurs lors des rapports, troubles digestifs, urinaires ou encore sensation de tension dans le bassin.
L’endométriose nécessite avant tout un suivi médical adapté. L’ostéopathie aide en complément, notamment lorsque certaines douleurs ou tensions persistent malgré le traitement de la maladie.
L’ostéopathie en complément du suivi de l’endométriose
L’ostéopathie ne remplace ni le diagnostic, ni le traitement médical de l’endométriose. Elle peut cependant s’intégrer dans une prise en charge pluridisciplinaire, en complément du suivi réalisé par votre gynécologue, médecin, sage-femme ou kinésithérapeute lorsque celui-ci est nécessaire.
Mon objectif est de vous accompagner sur les aspects mécaniques et fonctionnels que je peux prendre en charge en ostéopathie, afin de contribuer à retrouver davantage de confort dans vos mouvements et dans votre quotidien
quand consulter ?
Vous pouvez consulter en ostéopathie lorsque vous présentez, par exemple :
Chaque séance est personnalisée : je prends le temps d’écouter vos symptômes et votre histoire avant de déterminer les zones qui me semblent pertinentes à travailler.
Une prise en charge adaptée à chaque femme
Une séance d’ostéopathie commence par un échange approfondi. Je prends notamment en compte vos douleurs, leur localisation et leur évolution, votre cycle menstruel, vos antécédents gynécologiques, digestifs ou urinaires, les éventuelles interventions chirurgicales ainsi que votre vécu de la douleur.
L’objectif est ensuite de comprendre comment les différentes régions du corps fonctionnent ensemble et quelles zones présentent une restriction de mobilité qui pourrait participer à votre inconfort.
Il n’existe donc pas de protocole unique pour l’endométriose : le traitement est adapté à chaque personne et à ce que je retrouve lors de l’examen.
Quelles structures peuvent être travaillées ?
Dans ma pratique, je ne cherche pas à « traiter l’endométriose » elle-même. Je m’intéresse davantage à la façon dont votre corps s’adapte à la douleur, aux éventuelles interventions chirurgicales et aux tensions qui peuvent s’installer progressivement autour du bassin et de l’abdomen.
Les lombaires et le bassin sont en relation anatomique avec l’utérus et les organes du petit bassin par des ligaments, tissus, nerfs et vaisseaux sanguins. C’est pourquoi les douleurs pelviennes peuvent s’accompagner de tensions au niveau du bas du dos, du sacrum, du coccyx, des articulations sacro-iliaques…
L’utérus est maintenu et relié aux différentes structures du bassin par plusieurs tissus et ligaments. Selon ce que je retrouve à l’examen, je peux notamment travailler en regard des ligaments ronds et des ligaments utéro-sacrés.
Les ovaires sont directement concernés par l’endométriose, qui peut notamment se développer sur ou au sein de l’ovaire. Ils sont également attachés à l’utérus et à la paroi lombaire par des ligaments. Lors de la séance, je peux donc prendre en compte la mobilité des tissus autour de l’ovaire.
L’endométriose peut également s’accompagner de troubles digestifs : ballonnements, constipation, diarrhée, douleurs abdominales ou sensation de pesanteur.
Lorsque ces symptômes sont associés aux douleurs pelviennes, j’examine la mobilité des structures abdominales, notamment les anses grêles et le côlon, qui entretiennent des rapports étroits avec les organes du petit bassin et leur réseau vasculaire.
L’objectif est de prendre en compte et de travailler l’ensemble de ces structures afin de favoriser un meilleur équilibre de la sphère abdomino-pelvienne.
Le diaphragme participe à la respiration mais aussi aux mouvements de pression entre le thorax et l’abdomen.
Une douleur chronique peut modifier inconsciemment la respiration et la façon dont le corps se mobilise. Il est donc essentiel de travailler la mobilité du diaphragme dans le cadre d’une endométriose.
Une cicatrice ne concerne pas uniquement la peau : plusieurs couches de tissus plus profonds peuvent être impliquées et entraîner des adhérences.
Je peux alors évaluer leur mobilité et travailler les tissus cicatriciels lorsque cela est indiqué et suffisamment cicatrisé.
Une approche douce, sans manipulations forcées
Dans ma pratique, je privilégie un travail doux et progressif. Je travaille principalement avec des techniques tissulaires et myofasciales. L’objectif n’est pas de forcer une zone mais de rechercher progressivement davantage de mobilité et de confort.
La séance est également adaptée à votre état du moment. Une personne qui consulte dans une période de douleurs importantes ou après une intervention ne sera pas prise en charge de la même manière qu’une personne qui consulte entre deux épisodes douloureux.
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