Marion Leturcq Ostéopathe
Après un accident, une chute, ou un choc même si les blessures sont minimes, des gênes peuvent persister.
Après un traumatisme, le corps met naturellement en place des adaptations pour protéger la zone touchée. On peut alors modifier sa façon de marcher, de bouger, de se tenir. Ces adaptations, lorsqu’elles persistent, peuvent entraîner des raideurs ou des tensions dans d’autres régions du corps.
L’ostéopathie peut accompagner cette phase de récupération en recherchant les restrictions de mobilité qui sont apparues après le traumatisme, et en travaillant sur les différentes structures qui participent à ces adaptations.
que se passe-t-il après un traumatisme ?
Lorsqu’une partie du corps est douloureuse ou limitée dans ses mouvements, nous avons tendance à la protéger spontanément.
Par exemple, après une entorse de la cheville, on peut éviter de prendre appui normalement sur le pied. La marche se modifie, même discrètement, le bassin, les hanches, le dos ou même le membre opposé peuvent progressivement être davantage sollicités.
Ces adaptations ne signifient pas nécessairement qu’une nouvelle blessure s’est créée, mais peuvent plutôt traduire une modification de la mobilité et de l’utilisation du corps après le traumatisme.
d’une douleur aigue à une gêne chronique
Il est possible que la douleur initiale diminue progressivement mais qu’une sensation de raideur, de tension ou de gêne dans les mouvements persiste sur le long terme.
Même lorsque la lésion initiale est cicatrisée, les tissus peuvent avoir conservé certaines adaptations mises en place pendant la période douloureuse.
Les tissus autour de la zone traumatisée peuvent rester sensibles ou moins mobiles : muscles, fascias, articulations… Le corps conserve certaines habitudes de mouvement mises en place pendant la période douloureuse.
C’est ce que l’on peut parfois décrire comme une « mémoire des tissus » : la persistance de certaines tensions, restrictions de mobilité et adaptations développées à la suite du traumatisme.
L’ostéopathie après un traumatisme
La première étape consiste à comprendre le traumatisme : circonstances de l’accident, zone touchée, évolution des douleurs, mouvements gênants et éventuelles prises en charge déjà réalisées.
L’examen permet ensuite d’évaluer la lésion, les mobilités et les tensions présentes dans les différentes régions du corps.
Les techniques utilisées ensuite peuvent porter sur:
Les techniques sont adaptées à la situation, à l’âge de la personne et au stade de récupération. Elles peuvent être douces et progressives, particulièrement lorsque les tissus restent sensibles.
après un accident de voiture
Le traumatisme cervical après un accident de voiture, ou le « coup du lapin« , est un exemple fréquent. Même si la personne ne présente pas d’anomalies aux examens radiologiques, des douleurs peuvent apparaître et s’installer dans les semaines et le mois qui suivent l’accident.
Lors d’un mouvement brutal d’accélération ou de décélération, la tête et le tronc peuvent subir des mouvements importants. Des douleurs cervicales, des maux de tête, des tensions dans les épaules, les côtes, ou encore une gêne dans le haut du dos peuvent persister.
Dans ce contexte, l’examen ostéopathique ne se limite pas aux cervicales. Le thorax, les épaules, le diaphragme, la colonne vertébrale, ou encore le bassin sont des zones qui peuvent être pertinentes à travailler pour retrouver davantage de liberté de mouvement.
Reprendre progressivement le mouvement
Après un traumatisme, il est fréquent de vouloir éviter complètement les mouvements qui ont provoqué la douleur. Pourtant, une fois les lésions importantes écartées et lorsque cela est compatible avec la situation, le retour progressif au mouvement participe à la récupération.
L’objectif n’est pas de forcer sur une zone encore douloureuse, mais de retrouver progressivement confiance dans ses mouvements et dans l’utilisation de son corps.
Une consultation d’ostéopathie peut ainsi accompagner cette récupération en complément des autres soins nécessaires.
l’ostéopathie en complément du suivi médical
Après un traumatisme important, une chute ou un accident, il est essentiel de vérifier au préalable qu’il n’existe pas de lésion nécessitant une prise en charge médicale: douleur importante, déformation, gonflement marqué, perte de mobilité importante, symptômes neurologiques ou lorsque le traumatisme a été particulièrement violent.
Selon le traumatisme, d’autres prises en charge peuvent également être nécessaires, notamment une rééducation ou un suivi médical.
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